La nourriture


Après l'eau... s'il est un autre besoin important, c'est bien celui de manger.

Avant toute chose, les bases : on visualise nos corps un peu comme un livre de compte avec ses recettes et ses dépenses. C'est le côté comptable de Sou ça... Du coup, la nourriture qui apporte l'énergie au corps doit couvrir les dépenses engendrées sans jamais être déficitaire car cela reviendrait à être faible et plus capable de progresser sur la route.

Les dépenses sont organisées par l'OMS en trois catégories :

- 60-70% pour le fonctionnement basique des organes, du métabolisme global
- 20-40% pour les activités, ce pourcentage est donc très variable (et c'est celui-ci qui nous intéresse)
- 10% pour la thermogénèse alimentaire (stockage et digestion)

En parcourant de très nombreux kilomètres, le corps a forcément plus de besoins qu'à son habitude. 
En dehors des équipements que nous vous avons présenté pour la cuisine, nous abordons ici l'importance réelle de la nourriture qui est un moteur au corps et à l'esprit.

Vous serez probablement confronté à des pauses récurentes pour manger ou grignoter sur le vélo. 
Nous avons fait le choix de consacrer une sacoche complète à nos équipements et à notre nourriture pour limiter les achats répétés. Les magasins peuvent obliger à dérouter ou perdre du temps s'il y a du monde.
Nous emportons toujours : des pâtes, des conserves, du riz, des épices. Des basiques nourrissants et à notre goût. Nous arrivons en chemin à trouver une baguette, des fruits, quelques produits frais consommés en foulée ou le lendemain.

Nous mangeons froid en règle général la journée en préparant de rapides sandwichs. Nous consommons du fromage, des fruits, du café . Le soir, le réchaud nous régale d'un repas chaud et c'est l'occasion de discuter ensemble en préparant le repas. Bien que nous voyageons "confort", le côté sauvage et impratique du camping rapproche et enthousiasme. N'étant pas viandarde ni l'une ni l'autre, aucun intérêt de pêcher, chasser ou dresser des pièges (c'est d'ailleurs interdit). Les animaux sont un plus dans les décors quand ils sont bien vivants, en train de courir ou de vous regarder vous attabler avec l'espoir du partage.

Bien que nous soyons curieuses, manger local dans les villes traversées ne me tente jamais. Je n'ai pas de curiosité alimentaire mais Sou saura peut-être me remplacer...



Les conseils de la Team :

  • manger souvent et en petite quantité

  • manger sain : éviter trop de sucre, l'alcool

  • prenez le temps de vous assoir, de décompresser, de digérer

  • préférez acheter des aliments que vous pourrez conserver en terme de place, de température, de date de péremption

  • pensez à emporter des barres de céréales qui peuvent dépanner d'un "coup de mou" (trop sucrées... mais ça rend service)

  • buvez, buvez et... buvez ! (de l'eau évidemment...) s'hydrater évite les crampes et remplace l'eau (transpiration) que vous perdez en pédalant 


Si quand nous avons évoqué L'eau nous vous donnions des astuces de "survie", concernant la nourriture c'est plus compliqué. Je pense qu'il nous faudrait être dans une sacrée merde pour que je me décide à sacrifier un lapin ou des poissons... qu'il faudra déjà attraper ! Autre option plus végétarienne : la consommation de fruits, de baies, de plantes. On n'y connaît rien...
Un plan B cependant, même si c'est pas bien, le manque peut sans doute conduire à chaparder quelques légumes dans un jardin. Il suffit de se montrer discret et de ne pas tout saccager en passant. Plan B efficace si des maisons sont autour de vous bien sûr. En savoie, j'avais dégoté quelques pommes comme ça dans un verger qui nous tendait les bras... 

"Boire et manger maintiennent l'âme et le corps rassemblés." (Heinrich Böll)