Communiquer


C'est pour nous un autre chapitre important. Communiquer ne concerne pas que les autres mais aussi notre couple. Rouler ensemble implique une communication verbale et non verbale absolument essentielle pour notre sécurité ou simplement pour échanger quelques mots.

Nous nous attarderons ici à vous parler de la communication que nous avons.

Différents moyens se développent et se vendent depuis bien longtemps. Les motards avec les intercoms en savent quelque chose. A notre échelle et pour notre usage, nous avons préféré les talkies-walkies. Dans l'article que nous en avions fait à l'époque, cet outil s'avérait efficace et pratique. Nous les conservons. En circulant en ligne avec un flot important de véhicule, ils permettent une entente minimum pour rester en relation constante et s'indiquer éventuellement les dangers. A savoir que je roule TOUJOURS derrière Sou, sauf exception rarissime. D'abord parce que je préfère la voir... mais surtout parce que c'est elle qui tracte la remorque le plus souvent. De ce fait, je m'associe à son rythme pour pouvoir rester ensemble, s'arrêter ensemble et nous aider au besoin. Ouais je sais, ça fait couple fusionnel... on s'en fou :D

Bref, ces talkies sont parfaits pour nous et donne à Sou (avec l'oreillette) un aspect "KGB" d'agent russe infiltré que je trouve amusant ^^ Quant à moi ça me donne l'air de... de rien d'ailleurs.

Autre moyen ancestral : votre voix ! Elle suffit largement quand on est de front, sur route ou ailleurs ; en campagne ou en ville. C'est d'ailleurs plutôt agréable de ne plus entendre de véhicules à moteur et de discuter de périples futurs, du repas du soir, de sa belle-mère (hihihihi) ou de beaucoup d'autres choses.
Rouler au calme arrive régulièrement dans des petits villages, sur des pistes cyclables (si si y'en a un peu), tard le soir.

Puis, nous avons aussi la communication non verbale composée de gestes simples qui nous permettent de nous comprendre rapidement. Cette méthode, vous l'adoptez certainement si vous roulez à deux et vous faites bien car elle peut être salvatrice dans des conditions de circulation compliquées.
Aussi, nous avons des positionnements qui ne changent jamais sauf exception et après s'être consulté. Exemples :


- Comme je vous le disais, je roule toujours derrière Sou. Cela me permet de prendre son rythme, chose qu'elle ne sait pas faire en me suivant. Elle sait ainsi que je suis toujours là, et au même endroit.
- Je roule derrière elle et toujours un peu sur sa gauche. C'est sur mon vélo qu'on installe un écarteur maison qui écarte VRAIMENT les véhicules. En me plaçant de la sorte, les autres me distinguent bien et ça sécurise son effort de traction puisque les voitures passent automatiquement moins près d'elle que de moi.
- A l'approche de chaque rond point, selon le flot de voitures arrivant derrière, environ 20 ou 30 mètres avant le rond point je me place à sa hauteur et au milieu de la chaussée afin qu'on ne soit plus doublé. On accélère et - s'il n'y a personne bien sûr - on s'engage en gardant cette position. Cela a pour effet de ne pas se faire doubler dangereusement, de se faire voir au maximum, de s'imposer aux autres. En ressortant du rond point, on se remet en ligne immédiatement et les voitures dépassent à nouveau. Apparté : je ne trouve rien de plus dangereux qu'un rond point. Entre autres, j'ai du mal à comprendre les logiques de circulation dans ces anneaux giratoires plus ou moins grands. Ce que je comprends par contre, c'est combien certains sont dangereux. Nous assumons de nous imposer, un court instant, pour augmenter notre durée de vie. Observez les bandes cyclables dans les ronds points... vous allez saisir l'ampleur du phénomène.
A moindre frais ou avec des moyens plus conséquents, on pourrait pourtant résoudre le problème, au moins sur ceux qui posent des soucis de sécurité quotidiens. 

Ci-dessous deux exemples hollandais.

Cliquez ici pour regarder la courte vidéo de laquelle est issue la première photo.

Il y a eu des situations où nous ne nous sommes pas comprises. Ces incompréhensions nous ont parfois mises en danger et créés des tensions inutiles.


Les conseils de la Team :

  • Si vos voyages se font à deux, en couple, entre amis ou en famille, restez unis et aidez-vous mutuellement. On découvre toujours de l'autre dans les galères, les bons moments ou les ennuis. Pédaler à deux est aussi motivant devant la difficulté d'une étape ou la fatigue générale.

  • Rouler de front en permanence au prétexte de pouvoir s'entendre à tout moment est une imprudence. D'abord c'est interdit au titre de l'article R431-7 du Code de la route si vous possédez une remorque. Ensuite, ça emmerde le monde. Les voitures en France ont déjà une tolérance limitée avec les cyclistes, les gêner un peu plus pour doubler ne fera que les rendre plus agressifs, plus enclins à vous dépasser comme des cons. Et puis mettez-vous dans leur peau quand VOUS êtes au volant, j'ai personnellement horreur de croiser des troupeaux de cyclistes aux pattes rasés qui s'imposent sur des kilomètres. Ca me donne envie de les gifler un par un.

  • Communiquer a du bon, en voyage, loin de chez soi, les confidences et les bonnes paroles ont un goût agréable de confiance et d'amitié.

"Communiquer suppose aussi des silences, non pour se taire, mais pour laisser un espace à la rencontre des mots." (Jacques Salomé)